25 - 29 nov. 2026
Parc des Expositions du Bourget

Et si cette année vous preniez vous aussi le large pour découvrir les joies de la navigation ? Permis côtier, fluvial ou hauturier ? Aux commandes d’un bateau à moteur, d’un jet-ski ou à la barre d’un voilier ? Voici les règles à connaître pour naviguer en toute légalité…

En France, naviguer ne nécessite pas systématiquement de posséder un permis plaisance. Celui-ci est obligatoire pour piloter un bateau à moteur dont la puissance est supérieure à 4,5 kW, soit 6 chevaux, aussi bien à propulsion thermique qu’électrique. En dessous ou à cette puissance, vous pouvez prendre les commandes d’une embarcation sans permis, sous réserve des autres règles applicables au bateau et à la zone de navigation. Il est possible de piloter seul un bateau sans permis à partir de 16 ans. Pour les mineurs de moins de 16 ans, la réglementation exige obligatoirement la surveillance d’un adulte.

La voile bénéficie d’une particularité : la conduite en mer d’un navire à voile ne réclame aucun titre sauf si le moteur dépasse 6 CV et qu’il est utilisé pour propulser le bateau. Pour la location, certains professionnels imposent un niveau ou un ICC (International Certificate of Competence) même si ce n’est pas inscrit officiellement dans la loi. Plusieurs pays européens, comme la Croatie ou la Grèce, se montrent plus exigeants et réclament un permis ou une preuve de compétence pour naviguer sur leurs zones. A vérifier avant toute croisière !

Crédit-photo_Jeanneau

Le permis côtier : jusqu’à 6 milles d’un abri

Pour prendre les commandes d’une unité à moteur sur le domaine maritime au-delà de 6 CV, le permis plaisance option côtière s’impose et permet de naviguer jusqu’à 6 milles d’un abri, de jour comme de nuit. Ce sésame permet aussi de piloter les Véhicules Nautiques à Moteur (VNM), appelés souvent jet-ski, lorsque leur puissance impose un titre de conduite. « La formation au permis côtier comprend une partie théorique avec une épreuve sous forme de QCM et une formation pratique de 2h de navigation minimum obligatoire + 1h30 d‘explications théoriques avant une validation en contrôle continu » détaille le bateau école Paris Nautique.

Crédit-photo_Yamaha

Le permis fluvial pour les plans d’eau intérieurs

Sur les fleuves, rivières et canaux, le titre officiel correspondant est le permis plaisance option « eaux intérieures ». Il offre la possibilité de piloter un bateau à moteur de plus de 6 CV et d’une longueur inférieure à 20 mètres. Attention : le permis côtier ne permet pas automatiquement de naviguer sur les canaux et les rivières. En revanche, les permis maritimes autorisent la conduite sur les lacs et plans d’eau dits fermés, selon les conditions prévues par la loi. En location fluviale, la règle est un peu différente car vous pouvez piloter sans titre un bateau de location (ex : pénichettes) même s’il dépasse 6 CV, à condition que la vitesse de l’embarcation soit inférieure à 12 km/h et que vous suiviez une initiation d’une heure par le loueur.

Crédit-photo_Beneteau

Permis hauturier : l’appel du large !

Prêt à explorer les mers et océans ? L’extension hauturière du permis plaisance est faite pour vous et permet de naviguer sans limitation de distance. Elle s’adresse aux titulaires de l’option côtière et repose sur une épreuve théorique portant notamment sur les connaissances nécessaires à la navigation hauturière. L’examen final se compose de deux exercices de cartographie, d’un calcul de marée sur feuille et d’un QCM portant sur la météo, la sécurité et l’électronique.

Retrouvez SAS O’Permis et Paris Nautique, exposants du Paris Nautic Show 2026, pour échanger avec leurs équipes et poser toutes vos questions sur le permis bateau.

 

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